Les Communalistes
Martelais
Les brèves
— Après les élections municipales, le RN a revendiqué des élus sur des listes où ils étaient arrivés «masqués» comme à Figeac ou à Souillac. Information révélée par La Dépêche. Certains maires ont clarifié leur position… d’autres pas. Auraient-ils été infiltrés à l’issue de leur plein gré…?
— Les 150 000 soutiens populaires pour la candidature de JL Mélenchon ont été obtenus en moins de 24h. Un record! Mais au-delà des chiffres, c’est aussi l’expression d’un formidable ras-le-bol qui vient de s’exprimer. Après la vague de dégagisme que nous avons connue aux dernières élections municipales, une volonté de changement s’exprime haut et fort.
— Si la hausse des carburants pénalise les plus modestes, ce n’est pas le cas de tout le monde. Le groupe Total affiche un bénéfice net trimestriel du groupe de 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d’euros), en hausse de 51% sur un an. Ces milliards, pris dans les poches des plus modestes vont aller dans celles des actionnaires dont de nombreux ministres. C’est pourquoi le blocage des prix est une obligation sociale. La baisse des taxes demandée par le RN est un écran de fumée qui ne vise qu’à protéger leurs amis les plus riches.
Martel :
Après les élections les dossiers restent
Pendant toute la durée de la mandature précédente, l’opposition n’a eu cesse de défendre de nombreux dossiers et de combattre toute cession au privé, et notamment la vente de l’ancien hospice à une holding du Crédit Agricole chargée de l’optimisation fiscale - en clair, échapper à l’impôt et rémunérer les actionnaires.
Avec ce nouveau groupe, nous reviendrons vers vous pour qu’enfin cesse le trafic de transit des poids-lourds qui doivent impérativement prendre l’autoroute et les voies de dessertes aménagées.
Avec la politique du tout-tourisme que nous avons combattue, le trafic routier augmente considérablement au détriment de la sécurité et de la qualité de vie. La limitation des vitesses sur les entrées de ville et en intra-muros est une nécessité.
L’eau est un bien vital et essentiel. Les élus de l’opposition avaient proposé une tarification progressive avec les premiers m3 gratuits. Et concernant la qualité, la protection accrue des nappes phréatiques doit être une priorité sanitaire avec un refus des épandages de digestats de méthanisation et un élargissement des analyses et de contrôle des eaux.
Comme nous le rappelons dans l’édito, l’avenir de l’ancien hospice est un enjeu municipal majeur qui doit associer les Martelais-es pour la définition du projet et le choix des orientations. En effet, ce bâtiment doit s’inscrire dans un projet municipal public intégrant du locatif trans-générationnel et une vie associative.
Sans opposition, sans débat, il ne peut y avoir de vie démocratique. Redonnons à la commune son poids et son rôle institutionnel majeurs issus de notre histoire révolutionnaire et sans cesse défendus par Jean Jaurès. C’est le sens de notre engagement.
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EDITO
Le communalisme fait référence à la Déclaration au Peuple Français par les communes insurrectionnelles françaises en 1870-1871. La Commune de Paris fonde alors une organisation des communes administrées dans le cadre d’une démocratie directe. Cela se traduit aujourd’hui, par le concept d’Union Populaire .
Après les élections municipales 2026 où près de 70% de communes n’ont eu qu’une liste, la question du débat, base essentielle de l’exercice démocratique, est posée. Sans opposition au sein du conseil municipal, les décisions se prendront en «petit comité» sans véritable transparence. C’est pourquoi il est essentiel de retrouver cet esprit du communalisme cher à la Commune de Paris et qui a inspiré Jaurès.
Martel n’échappe pas à la règle avec un conseil municipal sans opposition. C’est pourquoi, il sera important qu’au cours de ce long mandat de sept ans, les Martelais-es puissent s’exprimer et donner leur avis sur les grands sujets majeurs auxquels la commune sera confrontée. Le recours au RIC (référendum d’initiative citoyenne) est donc impératif.
Dans la précédente mandature l’opposition s’était opposée à la vente du presbytère au Crédit Agricole et sa filiale en charge de l’optimisation fiscale. Elle avait aussi dénoncé la volonté du maire à privatiser l’ancien hospice et son aménagement par le biais d’une concession de 55 ans. Sur ce dernier sujet, par exemple, il est impensable que les Martelais-es ne soient pas consulté-s-es. Il en est de même sur des questions majeures comme la tarification de l’eau, sa qualité ou la gestion du patrimoine et du bien public notamment.
Ce groupe alimentera le débat public et l’expression démocratique dans l’esprit du communalisme cher à notre histoire.
Cauvaldor :
On prend les mêmes et on continue
Alors qu’un vent de «dégagisme» a balayé les municipales, la nomination des vices-présidences de Cauvaldor consacre la sauvegarde des baronnies en place et les ententes tacites entre la droite et une gauche «Delgaiste» prête à toutes les compromissions.
Aucune leçon du dernier scrutin n’a été tirée et nos édiles persistent à faire perdurer un système profondément rejeté par les Lotois-es. Avec la loi Notre mise en place par Hollande et la création des communautés de communes, nous avons assisté au transfert massif de compétences vers ces entités, comme Cauvaldor, privant ainsi les communes de nombreuses marges de manœuvre au détriment de la démocratie locale.
Comment s’étonner, qu’au niveau national plus de 75% des communes n’aient eu qu’une seule liste?
Comment s’étonner du taux élevé d’abstentions sur notre département et l’expression d’un profond mécontentement par des votes sanctions, ou quand c’était impossible, par un taux massif de blancs et nuls?
L’expression démocratique au plus près des gens est une exigence majeure. Nos institutions de la 5eme République sont à bout de souffle et la mise en place du nouvel exécutif de Cauvaldor en est l’expression.
Nous devons revenir à une organisation territoriale simple et lisible – Commune – Département – Etat qui redonne le pouvoir au citoyen et bannit le potentats locaux.
La mise en œuvre de la Sixième République défendue par la LFI, avec notamment le référendum d’initiative citoyenne ou la possibilité de révoquer les élu-es, est une exigence démocratique.
DERNIERE MINUTE
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Pour des raisons techniques, la réunion publique avec Antoine Léaument est reportée
au 12 juin même heure et même lieu
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